Renaissance

Renaissance

 

Nous faudra-t-il toujours craindre le lendemain

Et feindre le bonheur qui coule de nos mains.

Avons-nous trop aimé la parole des maîtres

Sans comprendre qu’ils devaient avant tout se soumettre.

 

Les leçons du passé, pour qui n’a pas la clé,

Ne sont que des idées pauvrement recyclées.

Le visage que la vie offre à tous les vivants

N’est pas celui qui sied à tous les arrivants.

 

Nos certitudes acquises par des apprentissages

Refusent les paroles qui honorent les sages.

La pensée devient l’âme et la mort une fin

Et certains le proclament, même les aigrefins.

 

La vérité parfois est plus belle que le rêve,

Elle submerge l’esprit, comme la vague la grève.

Mais l’espoir n’est permis que si tous nos experts

Lui donnent une vertu reconnue par leurs pairs.

 

Viendra pourtant le jour de fin des certitudes

Où chacun comprendra malgré les turpitudes

Que l’après a un sens ainsi que le présent,

Qu’il nous faut accepter comme ultime présent.

 

Gérard Derivière

 

 

A notre demande, l’auteur apporte une explication à son texte :

 

Victor Hugo était plus clair :

« Je dis que le tombeau qui sur les morts se ferme

Ouvre le firmament et que ce qu’ici bas

Nous prenons pour le terme est le commencement. »

 

L’idée générale du poème est la même mais j’y ajoute une tentative d’explication du refus opposé par ceux qui sont d’abord matérialistes.

L’éducation que nous recevons ne reflète que ce que nous enseignent ceux qui furent nos maîtres choisis ou imposés (quels qu’ils soient : instituteurs, professeurs, parents, auteurs, animateurs télé…)

Le discours traditionnellement véhiculé correspond à des normes qui permettent à l’être humain d’avoir les clés lui permettant de s’adapter à son quotidien.

Ces clés ouvrent certaines portes qui donnent accès à un matérialisme rassurant, facilitant l’accès aux plaisirs mais rarement au bonheur et à un matérialisme angoissant puisqu’il suppose une fin à plus ou moins long terme de ce qui nous rend heureux.

Certaines certitudes nous accablent mais elles ont l’aval de tous ceux qui les proclament en ignorant que leurs propos sont plus le reflet de la formation reçue que de la réflexion personnelle.

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Commentaires (3)

1. angelwords 02/11/2010

Bonjour,
+5 pour ce très joli texte.
Bonne journée

2. turbo210 27/10/2010

Bonjour un petit tour sur votre joli site,et que j'apprécie beaucoup.J'espère que vous avez passer une bonne journée.Je vous souhaite une bonne fin d'après midi.Bisous.

3. Didier 19/09/2010

Merci pour ce poème et son commentaire ! Oui, démasquons nos conditionnements en tous genres et voyons ce qu'il y a au-delà !

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