Il s’égrène, ennemi, pour mieux nous encercler.
Que lui faut-il régner sur les hommes et les femmes?
Il emporte, ternies, les images raclées
Que l’on pleure aussitôt aux genoux de l’infâme.
Maître sourd, à jamais, comme en connaît l’histoire,
C’est lui qui fait la pluie, comme on fait son éloge.
Mais supplier un pot? Il rit comme à la foire!
Cet ivrogne inlassable qui boit à chaque horloge.
Donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien!
Rappelle-nous, toi qui veilles, la ration de demain!
Vingt-quatre heures, ce sera! Ainsi soit-il, Amen…
Un caprice de toi coûte une vie humaine :
« Tu te plaignais, ingrat, de ce délai figé?
Aujourd’hui tu supplies qu’il n’en coûtât pas une,
De ces heures, et tu pleures à présent que tu meurs…
D’une journée tu passes à seulement deux heures!
A chaque pain, ses parts, et tu en voulais une,
Tu as eu le croûton, qu’il te reste à manger. »
Et souvent on te chante, l’« ennemi », l’« assassin »,
Immortel et meneur, victorieux spadassin,
Tu ignores le doute! Assassin! Ennemi!
Car tu es immortel; le temps est infini…
Elodie Leteissier
Aucun commentaire pour l'instant, soyez le premier à laisser un commentaire.
Créer un site gratuit avec e-monsite.com - Signaler un contenu illicite
1. Par Annie le 13/01/2012
Hi, it is so wonderful